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L'eau naturellement pure - Syndicat Intercommunal des Eaux de la Rgion Grenobloise
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Gens de l'eau.

 Page en cours d'actualisation.

Une exposition de Bernard Ciancia.

A l’occasion de la réhabilitation thermique de son siège le Verseau à Echirolles en 2010 et 2011, le Sierg a commandé à l’artiste photographe grenoblois Bernard Ciancia, une exposition sur les métiers liés à l’eau. Un travail de plusieurs mois réalisé sur nos différents sites et qui s’est concrétisé par une exposition intitulée Gens de l’eau. Celle-ci a d'abord été présentée de juin à octobre 2011 au Sierg et ensuite, dans plusieurs communes adhérentes*. Nous vous invitons ici à découvrir ce travail exceptionnel qui a donné lieu par ailleurs à l’édition d’un ouvrage dans lequel chacun peut retrouver les photos de l’artiste ainsi que trois textes : l’avant-propos de Claude Bertrand, président du Sierg, puis le propos de Jean Guibal, conservateur en chef du patrimoine au Musée dauphinois (Grenoble) et de Nora Monnet, philosophe. Ces textes que nous retrouvons ci-dessous dans leur intégralité.

*Cette exposition est disponible pour éventuelle présentation dans vos locaux. Pour tous renseignements, contactez le Sierg ou info@sierg.org

L'exposition Gens de l'eau

A l’occasion de la réhabilitation thermique de son siège le Verseau à Echirolles, le Sierg a commandé à l’artiste photographe grenoblois Bernard Ciancia, une exposition sur les métiers liés à l’eau. Un travail de plusieurs mois sur nos différents sites qui s’est concrétisé par une exposition intitulée Gens de l’eau qui a été présentée en 2011 et 2012 au Sierg ainsi que dans plusieurs communes adhérentes et que vous pouvez découvrir ici. Ce travail exceptionnel a donné lieu par ailleurs à l’édition d’un ouvrage dans lequel chacun peut retrouver les photos de l’artiste ainsi que deux textes en plus de l’avant-propos de Claude Bertrand, président du Sierg : Jean Guibal, conservateur en chef du patrimoine au Musée dauphinois (Grenoble) et Nora Monnet, philosophe.

A l'eau du Sierg.

 Pour avoir de l’eau chez soi rien de plus naturel : il suffit d’ouvrir le robinet (ce qui n’est malheureusement pas le cas pour une trop grande part des habitants de notre planète). Pour ce qui nous concerne directement dans notre région, cette richesse nous la devons en premier lieu à des élus visionnaires qui en 1947 décidaient la création du Syndicat intercommunal des eaux de la région grenobloise. Une ambition que leurs successeurs mettent un point d’honneur encore aujourd’hui à défendre et à valoriser dans un exceptionnel esprit de solidarité, y compris dans le cadre de la réforme territoriale actuellement en cours. Une richesse que nous devons également aux femmes et aux hommes qui, au quotidien et depuis plus de soixante ans dans les divers métiers qu’ils occupent, ne ménagent pas leurs efforts afin que plus de 200 000 habitants de la région grenobloise puissent apprécier et consommer une eau naturellement pure qui ne souffre aucun ajout chimique.

Ce sont ces femmes et ces hommes que l’artiste photographe Bernard Ciancia a suivi durant plusieurs semaines dans le cadre d’une commande du Sierg (à l’occasion de l’inauguration du Verseau, son siège, objet d’une totale réhabilitation thermique), posant ainsi son regard et son objectif sur leurs gestes quotidiens destinés à entretenir un vaste réseau de canalisations, de vannes et de réservoirs. Avec une extrême simplicité forte d’efficacité, Bernard Ciancia témoigne avec ses clichés de l’engagement des personnels du Sierg qui concrétisent chaque jour les engagements des élus de terrain que nous sommes.

Avec  cet ouvrage qui vient en support à l’exposition sur les métiers de l’eau au Sierg,  nous souhaitions leur rendre l’hommage qu’ils méritent, quelle que soit leur fonction au sein de notre Syndicat.

Naturellement pure est notre eau provenant des nappes alluviales souterraines de la Romanche, naturellement active est notre action au quotidien, et naturellement effectif est notre attachement aux notions de solidarité et de service public de l’eau pour les habitants de notre région. Cet ouvrage, à l’eau du Sierg, puisse en être la démonstration grâce à l’œil averti et humaniste de l’artiste. Merci à lui, merci à nos personnels et merci aux élus qui savent ici se retrouver dans cette même belle dynamique dans l’intérêt des abonnés qui savent apprécier notre eau naturellement pure.

Claude Bertrand, président du Sierg

[avant-propos. Ouvrage Gens de l'eau, Ed. Sierg 2011]

Bernard Ciancia à l’œuvre.

Il n’est pas inutile de le rappeler, en un temps où la nature est idéalisée jusqu’à l’excès : les choses qui nous semblent les plus naturelles sont le plus souvent issues du patient labeur des hommes. Au premier rang des biens naturels indispensables à l’être humain (et plus largement à la vie !), se trouve l’eau. On ne répètera jamais assez combien le gaspillage et la mauvaise gestion mettent en péril l’humanité dans son entier, et bien évidemment d’abord les sociétés les plus fragiles. Nul doute que la question de l’accès à l’eau sera, à l’échelle planétaire, le défi majeur de ce siècle.

Quelques bassins ont échappé à la pollution et au risque de pénurie, dont celui de la Romanche, au cœur des Alpes françaises, dans ce massif de l’Oisans si sauvage et encore plutôt préservé. Pour qui connaît les derniers glaciers du massif, le site admirable des sources de la Romanche, la vigueur des torrents qui descendent des six vallées, il ne fait pas de doute que l’eau du SIERG n’a besoin d’aucun traitement avant d’être livrée aux consommateurs.

Ce n’est pas pour autant que le travail des hommes et des femmes est inutile ou secondaire. Tout au contraire, cette chaîne d’opérations techniques que requiert la collecte, le stockage et la distribution du précieux liquide est d’autant plus importante et complexe que le produit est pur et délicat. Et ce sont ces hommes et ces femmes au travail qui, à juste titre, sont mis à l’honneur dans le présent ouvrage. Si l’eau est indispensable à l’humanité, les hommes sont indispensables à toute entreprise, ce que d’aucuns tendent trop souvent à oublier.

Mettre à l’honneur, c’est d’abord approcher et comprendre. Et seul un photographe proche des gens comme l’est Bernard Ciancia pouvait réussir cette rencontre et rendre compte de cette compréhension. Rendu célèbre par ses clichés de la lutte des Caterpillar, en 2009 à Grenoble, devenu spécialiste du monde du travail, ce photographe tenant son appareil à bout de bras obtient de ses interlocuteurs des attitudes que nulle pose, si longue soit-elle, ne saurait permettre. On ne glosera pas pour autant sur la photographie sociale, ou humaniste, ou sur le photoreportage dont il est assurément l’un des meilleurs représentants ; il suffit de rappeler que l’opérateur est un être sociable, soucieux de toutes les rencontres, attentif aux autres. Ce qui lui vaut une sympathie immédiate et, très vite, l’oubli de son objectif ; oubli manifeste, si l’on en juge par les attitudes des hommes au travail au moment de la prise de vue.

Ce regard original porté sur le monde et sur les gens se caractérise par une relative noirceur, ou du  moins par une pénombre que ne trouble aucun flash. Ce n’est pas pour autant pour récréer une atmosphère d’un monde du travail qui n’a plus cours depuis les mines de charbon du temps de Zola ; c’est plutôt une intimité, une relation étroite avec le sujet photographié qui requiert le cadre sombre du portrait.

Mais le travail de Bernard Ciancia ne se limite pas à la prise de vue. Son œuvre de créateur appelle une autre intervention, en laboratoire cette fois, au moyen de la palette graphique sur cliché numérique. Si elle n’est pas sensible sur chaque photographie, elle est souvent présente et restitue une part de lumière dans l’image, le plus souvent par l’introduction d’une couleur, ou par son exagération à la limite de la saturation. Couleurs toujours vives, venant se confronter avec la noirceur profonde du cliché.

Reste la restitution au public et le travail de tirage. Fort de sa précieuse collaboration avec un « tireur d’élite », Pierre-Jean Lecomte, il veille à la perfection du produit et lui donne cet aspect métallisé qui fait toute l’originalité de ses images ; quand il ne fait pas réaliser des tirages sur plaque de métal, pour que la forme s’allie au fond.

Au total, un vrai artiste à l’œuvre, et pas seulement un photographe. Le regard est là, la rencontre avec la réalité et le sujet aussi, la fonction de témoignage demeure, mais Bernard Ciancia transpose ses créations dans un autre monde, celui qui n’a besoin ni de motivations ni d’explications pour être et rencontrer l’estime et le bonheur des publics.

Jean Guibal

Conservateur en chef du patrimoine, Musée dauphinois (Grenoble)

Spectateur et acteur de l’image.

Enfant des trente glorieuses, né en 1960, Bernard Ciancia est fils d’un siècle d’images. Héritier vertical d’un grand-père et d’un arrière grand-père pionniers en la matière, il retiendra de ces premiers temps de l’enfance où ce n’est pas le verbe mais la vision qui donne à l’imaginaire son langage, la force de percussion de l’image, celle par laquelle le passé ne passe pas. Dans la chambre noire de cette généalogie familiale, emporté, sur les traces du passage de ses aînés, dans le sillage de ces eaux étroites où il a toujours navigué, il fait éclore sa sensibilité, vibrer sa fibre optique pour enfin mettre au jour sa véritable personnalité physique : Bernard Ciancia est un œil.

Croisant les axes de filiation, il élit ses maîtres. Eugen Smith, Cartier-Bresson, deux sources d’inspiration convergentes, creusant le sol du quotidien dans lequel l’histoire s’enracine, cadrant l’événement là où il semble ne pas avoir lieu. Lui-même pris dans la spirale de cette écriture paradoxale du temps, enveloppant l’instantané dans la durée, sublimant le contemporain en héros, Bernard Ciancia, se donne très tôt pour horizon un objectif dont le sujet humain sera le point focal. À l’âge de 8 ans déjà, l’œil accroché par la fantaisie d’un défilé militaire, il se fait la promesse de devenir un jour reporter.

Dans le labyrinthe éclairé de ses visions, Bernard Ciancia tâtonnera longtemps. Des années de commandes lui obturant la vue jusqu’à la lui faire perdre, des centaines de prises de vue aveugles virant au mirage, sapant sa force voyante. Sous le coup du désenchantement, Bernard Ciancia se met hors champ. Une longue parenthèse, presque 10 ans d’absence, d’attente sans attendu. Un temps mort du fond duquel pourtant, associant librement mémoire et imagination, l’œil, ne perdant pas de vue son objectif, travaille à son insu.

De retour sur le terrain, il explose. Ancien sportif, Bernard Ciancia est un homme de la mêlée, aimant le contact, dans les stades comme sur les chantiers. Autant de lieux sur lesquels il a appris à se déplacer, à observer, deviner les actions discrètes, anticiper les coups. Aujourd’hui plus encore qu’hier, son œil ne trompe pas, il sait quand il faut « taper ». Franc-tireur impulsif répondant à chacune des décharges qui lui sont envoyées, Bernard Ciancia est déjà sur les lieux quand il faut dégainer. Ses visions, il doit les devancer, passer à l’acte pour ne pas passer à côté, pré-voir avant qu’il ne soit déjà trop tard.

Dans cette synchronisation inouïe où le temps ne s’appartient plus et où coïncident, en un clin d’œil, le voyant et le vu, Bernard Ciancia se voit lui-même comme un autre : spectateur et acteur de l’image, soutenant, du fond de cette dualité sous haute tension, l’équilibre fragile de l’emballement et du sang-froid, du projet et de l’instant. Simple conducteur de lumière, l’appareil n’est pour lui que la prothèse imparfaite de l’organe cardinal, de cet œil qui est le premier témoin d’un visible constamment traversé par la double polarité de l’apparition et de la disparition.

Dans l’urgence et le souci de retenir ce qui se retire, Bernard Ciancia suit à la trace ce que personne ne pourra voir à sa place s’il n’en rapporte pas l’épreuve. Voyageur immobile à travers la ville, se déplaçant sur place, chassant les saisons, il fait venir le monde à lui. Enfant de la force ouvrière, élevé dans les usines, - petit, son père l’y baladait - Bernard Ciancia photographie aujourd’hui ses fils, ses frères, tous ces invisibles travailleurs pliant sous les masses d’acier des usines et des chantiers. Allant puiser jusque dans ses peurs pour mieux les regarder en face. Devenant l’un des leurs, il n’a plus le vertige. Éclairant ces lieux de labeur, de culture, de mémoire et de vie comme autant de mondes en transit vers le monde, dans l’espoir que l’on puisse à notre tour les regarder, non pas comme on nous les montre, mais comme il les voit, Bernard Ciancia immortalise les acteurs anonymes d’un drame muet, sauvant de l’oubli les derniers survivants d’un monde qui s’effondre en silence.

Nora Monnet, philosophe

Le photographe photographié.

 

 

 

 

Bernard Ciancia photographié lors de l'un de ses reportages sur le chantier des nouveaux puits de captages à Jouchy (Saint-Pierre-de-mésage). [Photos Luc Quinton]

 

" Coeurs d'ouvriers " par Bernard Ciancia.

En 2011 le Sierg a commandé un travail photographique à l’artiste photographe grenoblois Bernard Ciancia sur les Gens de l’eau. Ce travail s’est concrétisé par une exposition et un livre. Cette exposition qui circule dans les communes adhérentes du Sierg, se trouve aujourd’hui prolongée par une nouvelle exposition, Cœurs d’ouvriers, présentée au Musée dauphinois de Grenoble. Arte a souhaité présenter l’artiste et son travail dans un reportage qui est passé dans son journal, en France et en Allemagne. Le reportage a été effectué pour grande partie sur le site des réservoirs du Sierg à Bernin, avec nos personnels ; merci à eux pour leur accueil. Reportage en ligne ci-dessous.

L'exposition dans la presse.

A retrouver dans notre revue de presse.

Le Sierg : l'eau naturellement pure !

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