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L'eau naturellement pure - Syndicat Intercommunal des Eaux de la Rgion Grenobloise
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L'étude alternative à la Step menée par la CLE.

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Sauvons l'eau naturellement pure du Sierg. Non ! à la Step de Gavet !

Cette étude a été menée par Christine Cambon du cabinet Rés'O Conseil pour le compte de la Commission locale de l'eau Drac Romanche. Nous reprenons ici l'ensemble de cette étude.

Un avant-projet "sommaire".

L'étude menée porte sur la réalisation d’un avant-projet dit « sommaire » concernant le transfert gravitaire intégral vers l’aval des eaux usées du secteur de la Basse Romanche (des communes de Séchilienne, Saint-Barthélémy-de-Séchilienne, La Morte et Livet-et-Gavet). Une première phase destinée à étudier les différentes solutions possibles, définir un tracé précis et présenter un coût par solution, dresser un tableau des contraintes, des points restant en suspens, puis établir un bilan comparatif des solutions afin de démontrer si la solution de raccordement gravitaire est financièrement et techniquement réaliste et si l'utilisation des travaux communaux en cours sur Vizille est pertinente. L'état des lieux sera réalisé à partir des données existantes et d’observations effectuées sur le terrain. Ensuite, si la solution de raccordement gravitaire est viable, une deuxième phase d’étude est prévue portant sur un avant-projet détaillé avec investigations complémentaires. L’objectif sera alors de préciser les conditions de réalisation de la solution retenue telles que : affiner le plan ; préciser les points techniques délicats ; établir le profil en long et confirmer le budget et le phasage de l'opération.

Cette vue aérienne présente un plan de localisation du périmètre d'étude.

Ch1. Présentation générale du secteur d'étude.

Le Syndicat d’Assainissement du Canton de l’Oisans et de la Basse Romanche (SACO) gère l’assainissement de l’ensemble des communes de l’Oisans avec une compétence complète (portant sur le transit, le traitement des eaux usées ainsi que sur la collecte) depuis début 2012. Il regroupe 23 communes. Le territoire correspond aux vallées de l’Eau d’Olle, du Vénéon et de la Romanche jusqu’à Séchilienne, à l’aval. A ce jour, les 4 communes les plus à l’aval, à savoir Séchilienne, Saint-Barthélémy de-Séchilienne, La Morte et Livet-et-Gavet ne disposent pas de systèmes épuratoires performant. La situation est la suivante : la station d’épuration de la Morte ne fonctionne plus et pour les autres communes, les eaux usées sont rejetées directement à la Romanche. A titre indicatif, il existe 11 déversoirs d’orage sur Livet-et-Gavet. Dans le cadre de son programme d’investissement pluriannuel, le SACO a programmé une opération globale sur le secteur qui consiste à regrouper les eaux usées sur une station d’épuration (Step) unique de 9 400 équivalents-habitants (EH) construite en bordure de la RD 1091, en aval de Gavet, et à éaliser les collecteurs de transport permettant de diriger les eaux usées des communes concernées sur la future STEP. L’avancement du programme est bien engagé. Il reste à effectuer les travaux suivants selon le calendrier prévisionnel :

  • Tranche 3 : traversée du bourg Saint Barthélémy aval - travaux de mise en séparatif en coordination avec le SEDI programmés au printemps 2013 ;
  • Tranche 2 : traversée du bourg Saint Barthélémy amont - travaux de mise en séparatif en coordination avec le SEDI et la commune programmés à l’été 2013 ;
  • Travaux prévus en 2013 sur Gavet (dernière tranche) ;
  • Engagement de la consultation des entreprises pour la construction de la station d’épuration de Gavet au printemps 2013 – démarrage travaux prévus fin 2013.

A noter que les hameaux isolés, notamment sur Saint-Barthélémy-de-Séchilienne restent en assainissement non collectif. Sur Livet-et-Gavet, le hameau de la Salinière est traité en petit collectif regroupé. Le projet d’assainissement a nécessité la création d’une station de refoulement au rond-point de Séchilienne afin de reprendre l’ensemble des effluents de La Morte, Saint-Barthélémy-de-Séchilienne et Séchilienne et de les remonter sur la future step de Gavet. Cette station de refoulement constitue donc aujourd’hui le point bas du réseau SACO, à partir duquel démarre l’étude d’une solution de raccordement gravitaire sur Aquapôle.

L'environnement actuel.

Trois points pris en considération dans l'environnement actuel.

Les Ruines de Séchilienne. Le secteur d’étude compris entre Séchilienne et Vizille en rive droite de la Romanche ou Saint-Pierre-de-Mésage en rive gauche, traverse une zone à fort risque d’éboulement, dite zone des Ruines de Séchilienne, classée en zone de risques majeurs par l’Etat qui a conduit à l’aval immédiat, à l’expulsion des habitants de l’Ile Falcon, sur le territoire de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne.

Les Zones de protection des captages du Sierg. A l’aval de Séchilienne, le Sierg, syndicat Intercommunal des Eaux de la Région Grenobloise, dispose de deux champs captants prépondérants pour l’alimentation en eau potable de l’agglomération grenobloise. Les solutions proposées devront être compatibles avec la protection de ces captages qui constituent une ressource d’un intérêt primordial.

Les objectifs de l’étude. La problématique consiste donc à trouver un ou plusieurs tracés pour franchir cette zoned’éboulement, tout en assurant un niveau de protection maximale à hauteur des périmètres de protection des captages du Sierg. A ces deux problématiques, se greffent différentes contraintes liées à l’environnement du site, projet en fond de vallée, et à différents projets d’aménagements routiers et hydrauliques entre Séchilienne et le Péage de Vizille qui sont exposés au chapitre suivant.

Ch2. L'état des contraintes.

Il s’agit ici de définir précisément l’état des contraintes pour étudier la faisabilité d’une solution de raccordement gravitaire à Aquapôle. Cet état des contraintes a été établi à partir de la synthèse des documents récupérés en phase étude (dont la liste complète est fourni en fin de rapport) et complété à partir des entretiens réalisés avec les différents protagonistes intervenant sur ce dossier Les contraintes suivantes ont été définies et sont développées ci-après : les Ruines de Séchilienne ; la galerie de reconnaissance ; le raccordement au SIADI ; et les différents obstacles (traversée de la Romanche ; traversée du canal EDF à Séchilienne ; traversée du canal EDF au Péage-de-Vizille ; traversée du Péage-de-Vizille ; le raccordement amont sur la galerie de reconnaissance) ; l’incidence du raccordement de la Basse Romanche sur le réseau de la Métro ; les périmètres de protection des captages du Sierg.

Les Ruines de Séchilienne.

Deux scénarios et des contraintes sur le projet d'assainissement.

Scénario à court terme. Après les études menées par un Collège d’experts internationaux et les simulations d’érosion du barrage par l’éboulement, le risque hydraulique lié aux Ruines de Séchilienne s’avère moindre qu’annoncé. Le scénario retenu porte à court terme (un à dix ans) sur un éboulement en une seule phase de 3 millions de mètres cubes qui correspond à la quasi-totalité de la zone frontale du versant susceptible de s’ébouler associé à un risque hydraulique de débordement de la Romanche en période de crue centennale limité à 50 m3/s supplémentaires, soit un débit maximal en aval des Ruines de 600 m3/s. Le barrage naturel formé par l’éboulement formerait un col situé à proximité du versant gauche de la vallée à la cote 336. Les observations conduites depuis 2003 ont permis au groupe « Panet » de réviser les conditions de cet éboulement et de conclure que l’éboulement de ce volume en un seul événement est peu probable : la rupture se développera de façon très peu brutale, par volumes élémentaires successifs et sans barrer complètement la vallée. Cependant, l’hypothèse d’un éboulement en une phase a été retenue par précaution. Deux projets de parade ont été étudiés et vont prochainement être lancés en chantier : la parade routière avec surélévation de la RD 1091 au droit de la traversée des Ruines de Séchilienne entre les deux ponts existants – passage à 30 m au-dessus du niveau actuel de la vallée et arasement en fin d’opération de la déviation actuelle de la RD 1091 dans la traversée des Ruines ; et la parade hydraulique avec des travaux lancés par le SYMBHI (aménagement et travaux de confortement des digues à l’aval des Ruines de Séchilienne, reprise du lit de la Romanche avec suppression de bancs sableux

Scénario à long terme. Un scénario – dit de long terme – met en oeuvre des volumes plus conséquents concernant les marges nord et ouest du versant. Il conduirait à un éboulement dont la cote du col serait comprise entre 336 et 348. Mais cet éboulement « 348 » dont la cote du col atteint le niveau 348-349 reste a priori improbable compte tenu du rapport dit « Panet III » du groupe d’experts dirigé par monsieur Panet. Le scénario de parade sur le long terme n’est pas tranché. Toutefois, une solution de galerie courte semble aujourd’hui privilégiée pour permettre d’évacuer une crue centennale de la Romanche et de telle façon que le surdébit résultant de l’érosion de l’éboulement ne dépasse pas les 50 m3/s obtenus avec un éboulement à court terme (336) sans galerie. La position de la galerie projetée a été reportée sur le fond de plan, sa longueur est de 820 m. L’entrée de la galerie se situerait en aval de la galerie actuelle, pratiquement à la limite de l’emprise attendue de l’éboulement correspondant au barrage 348. La sortie se ferait dans le secteur de l’Ile Falcon. Les dimensions maximales prédéfinies sont de l’ordre de 7,60 m pour un éboulement à la cote 342.

Les contraintes sur le projet d’assainissement : impossibilité de passer dans les remblais de l’actuelle ou future déviations compte tenu que les remblais de l’actuelle seront démontés et pour la future la topographie du projet routier est incompatible avec un écoulement gravitaire (profil en toit du tracé) ; le passage sur digue doit tenir compte des aménagements projetés par le SYMBHI – sur le secteur du Péage-de-Vizille le calendrier des travaux est fixé en 2015. Concernant la traversée des Ruines par un projet d’assainissement, la DDT a laissé entendre que les services de la préfecture imposeraient : une garantie d’accès aux ouvrages après éboulement et la protection absolue des travailleurs en phase chantier (pouvant se traduire par une interdiction de travail en tranchée ouverte dans le corridor d’éboulement).

La galerie de reconnaissance.

Aperçu de la sortie de la galerie.

Le SYMBHI et la DDT ont confirmé que la galerie hydraulique et de reconnaissance géotechnique existante ne faisait plus partie des scénarios de la parade hydraulique. Cette galerie est inspectée régulièrement, tous les deux ans, par le service du CETU. Elle est actuellement en bon état. A noter cependant que le réseau d’éclairage intérieur en place est complètement corrodé et que l’abonnement électrique a été suspendu. Ses dimensions sont d’environ 4 m de diamètre pour 1,9 km de long avec une pente continue de 1% environ entre l’amont et l’aval. Compte tenu de l’altitude de l’entrée de la galerie, il est prévu à l’issue des travaux routiers de déviation de la RD1091 de fermer cette entrée pour éviter un éventuellement débordement de la Romanche dans la galerie. La galerie draine aujourd’hui une partie du massif et a ainsi asséché plusieurs sources qui alimentaient l’île Falcon. Un écoulement permanent se fait donc en pied de galerie, plutôt localisé sur la partie droite, en allant vers l’aval.

Intérieur de la galerie à son extrémité aval.

Au niveau foncier, les travaux de la galerie n’ont pas fait l’objet d’acquisitions foncières ou de servitudes. Pour la parade hydraulique à long terme, la solution aujourd’hui retenue est la création d’une nouvelle galerie beaucoup plus courte et plus grande pour permettre une réelle dérivation de la Romanche. La galerie de reconnaissance actuelle étant sous-dimensionnée par rapport aux débits à transiter, elle n’a pas d’usage pour l’Etat sur le long terme et sera abandonnée.

En Conclusion : Possibilité de poser une conduite d’assainissement à l’intérieur de la galerie de reconnaissance. L’intérêt est double : l’ouvrage est existant et protégé des Ruines de Séchilienne ce qui le rend accessible tant en phase chantier qu’après survenue de l’éboulement.

Le raccordement au Siadi.

L’étude des différents points de raccordement est présentée au chapitre suivant (paragraphe §3.1. Cet article s’intéresse à la capacité actuelle du collecteur intercommunal du Siadi pour définir les modalités de raccordement des effluents de la Basse Romanche. Le Siadi ne dispose pas de mesure continue sur son réseau. Une importante étude diagnostic est programmée en 2013 dont les résultats seront connus en fin d’année. La pose de débitmètres à l’aval des différentes communes raccordées est également en cours, les travaux ayant été interrompus pendant la période hivernale. La Métro a fait réaliser des mesures au niveau du point de raccordement du collecteur SIADI sur le réseau METRO à Pont de Claix. Les mesures effectuées en 2011 ont donné comme résultats : Qtps sec = 6 000 m3/j (300 m3/h sur 20 h) ; 4 500 m3/j d’ECP au printemps 2011 (fonte des neiges) soit environ 75% du débit de temps sec. En période estivale (juillet 2011), les ECP avoisinent 3000 m3/j, soit 50% du débit de temps sec. La sollicitation du collecteur au point de raccordement METRO est d’environ 50% de sa capacité. Par temps de pluie, le collecteur réagit fortement : le débit maximum mesuré s’élève à 750 m3/h, soit un collecteur à pleine charge, avec déversement à l’entrée de Pont de Claix. Au niveau de Vizille, le niveau observé dans le collecteur âme tôle Ø400 lors de nos investigations pour l’étude communale est d’environ 50 %. Compte tenu de la pente du réseau (environ 3 ‰) la capacité de transit complémentaire théorique actuelle est de 180m3/h dans l’hypothèse d’un débit à pleine section. 

Les débits à transiter. Les données fournies par le Saco font état à l’horizon 2015 de :

hypothèses de dimensionnement Basse saison (4000EH*) Haute saison (9400EH*)
volume / 24h 600m3/j 1410m3/j
débit moyen 25m3/h 59m3/h
débit de pointe 74,5m3/h 158m3/h

En conclusion. Le raccordement des effluents de la Basse Romanche par temps sec ne pose pas d’inconvénient majeur : le débit augmenterait de 10 à 20% à l’arrivée sur Pont-de-Claix ; le débit augmenterait de 15 à 30% à l’arrivée sur Vizille. 

Il impose par contre de s’assurer à l’amont de la mise en séparatif des réseaux d’assainissement des 4 communes concernées par le projet autant que possible. Par temps de pluie, le collecteur SIADI est aujourd’hui saturé. La situation ne peut s’améliorer que par la mise en place d’un programme d’élimination des ECP.

* EH : Equivalent habitants

Incidence du raccordement sur le réseau de la Métro.

L’apport actuel du collecteur Siadi représente environ 26 000 habitants pour une pollution azotée calculée à 18000 EH, 13000 EH sur les autres paramètres de pollution, une part importante de la population étant en ANC sur le bassin de collecte. Le diagnostic effectué dans le cadre du schéma directeur de l’agglomération grenobloise a montré que le flux global amené par les collectivités extérieures et raccordées à Aquapôle est estimé, en entrée de territoire Métro , à environ 11 000 m3/j, soit 5% du débit de temps sec en entrée d’Aquapôle dont 6 000 m3/j d’ECP (5% du débit d’ECP en entrée d’Aquapôle) pour un flux polluant de l’ordre de 41 000 E.H., soit environ 10% du flux total collecté par Aquapôle. Pour mémoire, l’arrêté de 2011 fixe une capacité de traitement de 4 m3/s soit 345 600 m3/j. La Métro a engagé un important programme de travaux sur la Step Aquapôle visant à améliorer son fonctionnement. Les travaux doivent être achevés courant 2014. A l’issue de ces travaux, la Métro pourrait accepter les effluents de la Basse Romanche, hors événements pluvieux exceptionnels.

Les différents obstacles.

La traversée de la Romanche. Le site d’étude se situe en fond de vallée où coule la Romanche. Cette rivière constitue un obstacle majeur pour l’étude des différents scénarios de raccordement. Le problème vient de l’écart altimétrique entre le fond du lit de la Romanche et la cote sur les berges : face chemin de la Rochette : Rive gauche (RG) et rive droite (RD) à 314 m , lit mineur à 309.5 m donc siphon obligatoire sinon Fe à 7m. Face à la déchetterie : RG à 297 m, RD à 298 m, lit mineur à 293.8 m donc raccordement gravitaire impossible à l’aval. En conclusion. La réalisation d’un siphon sur le projet est proscrite compte tenu de la technicité de l’ouvrage qui présenterait ici un linéaire important (750 ml à la sortie de la galerie de reconnaissance par exemple), de la non accessibilité du point bas qui serait sous la Romanche, de la problématique de la variabilité des débits qui pourraient imposer un double siphon et de la nécessité de disposer d’un déversoir de sécurité à l’amont en cas d’obstruction de la canalisation. En aval de la zone des périmètres du Sierg , le raccordement gravitaire est impossible. En amont, la réalisation d’un déversoir de sécurité ferait peser un risque de potentiel de pollution des captages du SIERG supérieur au risque actuel représenté par la station de refoulement de Séchilienne, étant donné le rapprochement du point de rejet des captages.

► La traversée du lit de la Romanche est donc exclue.

La traversée du canal EDF à Séchilienne. Ce canal n’est plus la propriété d’EDF depuis l’abandon de la centrale située dans le secteur des Ruines. L’ensemble a été rétrocédé à l’Etat. Ce canal ne pose pas de problème particulier pour son franchissement. Le regard en amont de la station de refoulement de Séchilienne se situe sous la route menant à l’ancienne centrale EDF, passant au-dessus du canal. La reprise du collecteur SACO peut donc se faire sans difficulté à partir du regard à l’amont de la station de refoulement et du canal. 

La traversée du canal EDF au Péage-de-Vizille. MM. Aimoz et Arnaud du GEH Romanche ont indiqué les conditions de traversée du canal de décharge, à savoir : passage de la conduite en traversée aérienne au-dessus du niveau des plus hautes eaux (NPHE), soit environ 295,00 m NGF. Ils précisent néanmoins que c’est l’Etat, propriétaire de l’ouvrage, qui donnera son accord définitif. Le franchissement de cet obstacle est impératif dans le cadre d’un scénario d’étude en rive droite de la Romanche, le canal partant de l’usine électrique du Péage, installé à flanc de montagne, pour se rejeter à la Romanche.

Le franchissement au niveau de la digue semble complexe dans la mesure où la canalisation d’adduction du SIERG Ø1000 passe déjà en encorbellement.

 

 

Canalisation du Sierg, en encorbellement à la sortie du canal EDF du Péage-de-Vizille.

 

 

La traversée du Péage-de-Vizille. Il existe trois solutions possibles : chemin de la Rochette et rue Paul-Langevin ; RD1091 ; future digue RD SYMBHI. Par le chemin de la Rochette et rue Paul-Langevin : concernant le passage par le chemin de La Rochette et la rue Paul Langevin, la commune a récemment réalisé des travaux de réseaux humides et enfouissement de réseaux secs avec réfection de surface complète sur la voirie. La voirie est étroite et le sous-sol encombré qui plus est avec également un projet d’enfouissement de la HTA sur la rue Paul Langevin. La commune de Vizille n’est donc pas favorable au passage d’un collecteur de transit dans cette rue. Par la RD1091 : il n’y a pas de contrainte technique majeure le long de la RD1091. L’encombrement du sous-sol est faible entre le carrefour chemin de la Rochette et le canal EDF du Péage. Les réseaux sont essentiellement en accotement pour les réseaux secs et sur une partie seulement du linéaire. Seul le réseau communal d’eau potable de Vizille longe la RD1091 sur la longueur jusqu’au canal EDF du Péage, en étant pour partie sous chaussée droite en descendant. Sur le tronçon compris entre le canal EDF au Péage et le carrefour rue A.-Briand, les réseaux sont beaucoup plus nombreux en accotement (gaz, télécom, EDF, éclairage public, signalisation de feux tricolores, AEP, EP et EU communal). Un passage uniquement en accotement de la RD1091 semble exclu à ce stade de l’étude. A signaler que cet axe correspond à l’ancienne RN91 et se trouve classé en route de catégorie 1, au niveau du Conseil Général. Sur la future digue SYMBHI, au niveau de la traversée du Péage-de-Vizille : la future digue prévue dans le cadre des travaux du SYMBHI au Péage de Vizille doit permettre à terme le passage de la déviation de la RD 1091, en contournement du Péage. Dans ce secteur, le démarrage des travaux est planifié sur 2015. L’altimétrie de la future digue ne pose pas de contrainte particulière : la digue est globalement rehaussée par à sa cote actuelle. La pente est favorable avec près de 8 mm/m d’amont vers l’aval. Les contraintes recensées sont liées uniquement au croisement de la canalisation SIERG (Ø1000 et Ø800) à deux reprises, pour laquelle nous ne disposons pas de cote précise sur ouvrage. Compte tenu de la section des canalisations d’adduction d’eau potable, le passage sur génératrice supérieure ou sur génératrice inférieure n’a pas la même incidence sur le profil en long du collecteur de transit. Ces deux grosses conduites se trouvant assez près du canal EDF du Péage, l’altimétrie du collecteur EU ne peut varier sur une grande plage, le franchissement du canal s’effectuant en encorbellement, soit à une profondeur maximale de l’ordre de 1,00 m. 

Le raccordement amont sur la galerie de reconnaissance. Le point d’entrée de la galerie à l’amont se situe en rive gauche de la Romanche alors que le réseau SACO est en attente en rive droite au niveau du rond-point de Séchilienne. Le raccordement sur l’entrée de la galerie impose donc de franchir la Romanche. La solution de passer sous la Romanche n’est possible qu’en siphon, le lit de la Romanche étant 5 m plus bas que le niveau des berges. Se reporter au paragraphe §2.4.1, cette solution n’est donc pas envisageable. Ne reste comme possibilité qu’un passage en encorbellement sur le pont métallique de la RD1091. La pente du pont est favorable avec 8 mm/m.

Pont de la RD1091 sur la Romanche, en amont des Ruines de Séchilienne.

Périmètres de protection des captages du Sierg.

Deux captages d'eau potable appartenant au Sierg sont concernés par la zone d'étude : le captage de Pré-Grivel sur la commune de Vizille, et le captage de Jouchy sur la commune de Saint-Pierre-de-Mésage. Ces deux captages sont les seules ressources du Syndicat (à l’exception des sources de Sarcenas présentes dans le massif de la Chartreuse) actuellement équipées. Ils sont donc prépondérants pour l’adduction en eau potable de 32 communes représentant 220 000 habitants de l’Agglomération grenobloise. Ces deux points d’eau ont fait l’objet d’une DUP (Déclaration d'utilité publique) en date du 30 mars 1979 sur Pré-Grivel et du 22 février 1982 sur Jouchy qui définit les différents périmètres de protection et servitudes s’appliquant.

Le plan des différents périmètres de protection des champs captants du Sierg.

Le captage de Pré-Grivel. Il contribue entre 15 et 20% de la production du Sierg qui représente au total 18 millions de m3 pompés sur les 2 sites, soit une production moyenne de 50 000 m3/j. Seul, le périmètre de protection éloignée (PPE) pourrait être concerné par un éventuel projet de raccordement, en rive droite de la Romanche. Le PPE serait donc traversé en périphérie, soit tel qu’il figure en jaune sur le plan page précédente, dans la partie de la surface triangulaire délimitée par la RD1091 au Sud – Sud/Ouest puis la rue Aristide Briand à l’Ouest. La DUP instaure dans le PPE une obligation de collecte des eaux usées de toute nature par un réseau rigoureusement étanche.  

Elle ne génère pas de contrainte supplémentaire pour le projet d’un collecteur de transit d’eaux usées

Le captage de Jouchy. Implanté en rive gauche, en bordure de la Romanche, le Sierg vient de mettre en service officiellement 5 nouveaux puits appelés Jouchy III. Il dispose d’un droit d’eau global de 850 l/s. Au regard des tracés des périmètres de protection, quelle que soit la solution de raccordement envisagée, le projet traversera a minima le PPE qui s’étend jusqu’à l’Ile Falcon à l’Est, et au Nord-Ouest jusqu’au canal EDF du Péage, englobant la RD1091 et le chemin de la Rochette. Le PPR s’étend entre la rive gauche de la Romanche et le pied du versant montagneux à 750 m environ au Sud-Est de la limite du PPI et à 130 m à l’aval (confluent de la Romanche et du ruisseau de Jouchy). Dans la zone du PPR, il existe une interdiction de déversement en surface d’eaux usées. Ce qui confirme l’exclusion de tout déversoir d’orage sur un éventuel siphon dans ce périmètre. A noter également que le PPI s’étend en partie nord jusqu’à la moitié du lit de la Romanche. Il existe également une interdiction d’extraction de matériaux 40 m à l’aval et à l’amont du point de traversée de la Romanche par la conduite d’adduction Ø1000 (arrêté du 06/06/1966). Un projet en rive gauche traverserait donc immanquablement le PPR de Jouchy. 

► L’ARS a confirmé que si un tel scénario se précisait, il conviendrait alors de saisir officiellement l’ARS pour la désignation d’un hydrogéologue agréé, seul habilité à définir les prescriptions particulières qui s’appliqueraient au projet.

Pour la réfection du puits de Jouchy 1, cette procédure avait été utilisée en 2010 pour autoriser les travaux. L’ARS indique que cette désignation pourrait donc être très rapide le cas échant, le même hydrogéologue étant pressenti au vu de sa connaissance du secteur.

Les contraintes identifiées.

Les contraintes majeures identifiées sont de deux types. Pour la traversée des Ruines de Séchilienne : avec interdiction de réaliser une tranchée ouverte dans la zone des risques d’éboulement et ouvrage visitable à prévoir pour auscultation des réseaux et intervention pour réparation le cas échéant, en cas d’éboulement ; Pour les périmètres de captages du Sierg : nécessité d’un avis de l’hydrogéologue agréé pour un projet traversant le PPR du captage de Jouchy. Les contraintes secondaires portent sur : le canal EDF au péage-de-Vizille avec nécessité de franchir en encorbellement, au-dessus du niveau des plus hautes eaux. La traversée de la romanche :impossible par siphon – utilisation uniquement des ouvrages d’art existant pour des passages en encorbellement, soit les 2 ponts sur le tracé de la RD1091 en amont et en aval des Ruines de Séchilienne. La configuration du pont au niveau du hameau éponyme ne permettant pas son franchissement. Topographie naturelle défavorable en rive gauche : bosse d’environ 7 m de haut, existante à l’aval du captage de Jouchy ne permettant pas son franchissement en solution gravitaire, hormis une solution de contournement par la digue de la Romanche. 

A ces contraintes, s’ajoutent un certain nombre d’opérations affectant le secteur d’étude qui portent sur les travaux du Symbhi : engagés début 2013 par le Conseil Général pour une durée de 3 ans environ qui visent notamment à conforter et surélever les berges de la Romanche pour répondre à la parade hydraulique. Le projet de déviation de la RD1091 au niveau des Ruines de Séchilienne : les travaux de préparation avaient démarré et ont été arrêtés pour permettre des études géotechniques complémentaires. La reprise du chantier est envisagée soit au printemps 2013, soit au début 2014. La durée du chantier est prévue sur 30 mois. Sur le projet de déviation, plusieurs réseaux sont projetés dans l’accotement de la structure routière : réseaux EDF, RTE et Télécom. ; Ils prévoient entre autres, le démontage. Il faut aussi noter que la déviation actuelle de la RD 1091 dans la traversée des Ruines, entre les deux ponts enjambant la Romanche, sera démontée. Les remblais actuels seront supprimés et un ouvrage hydraulique est prévu juste à l’amont du pont à l’aval des Ruines pour permettre une réalimentation d’un bras de la Romanche. Pour le projet de déviation de la RD1091 au niveau de Péage-de-Vizille :  ce projet fait l’objet de discussion depuis de nombreuses années. Il semble cependant que l’étude connaisse un nouveau départ. Le Conseil Général de l’Isère vient de lancer début 2013 un avant-projet complet sur cette déviation avec la création d’un giratoire surélevé au niveau de la déchetterie de Vizille et un passage inférieur de la RD 1091. Pour la partie amont, le tracé est figé avec le confortement de la digue de la Romanche prévu dans le cadre des travaux SYMBHI. Ce projet nécessite différentes déviations de réseaux sur le secteur du Péage de Vizille. Il a été convenu avec les services du Conseil Général qu’au stade actuel de l’avancée de leurs études (profil non figé, emprise foncière non arrêtée et acquises, délais de réalisation indéterminés), il n'était pas possible d'anticiper sur le projet de déviation. Il sera seulement pris en compte une légère marge sur la pente disponible dans la traversée du Péage, dans le secteur du canal EDF, afin de pouvoir dévoyer le cas échéant le collecteur ultérieurement avec assez de pente. Pour les travaux de digue de protection au niveau du ruisseau du lac Mort : ce projet est sous maîtrise d’ouvrage conjointe EDF-Sierg. Il doit permettre de conserver, y compris en période de crue décennale de la Romanche, la possibilité de recharger la nappe de Jouchy, en cas de besoin, au moyen des eaux stockées dans le Lac Mort conformément à la convention qui lie EDF et le Sierg. Les aménagements visent à éviter une capture du ruisseau du Lac Mort par la Romanche ainsi que le mélange trop fréquent des eaux de crue de cette dernière avec celles qui proviennent de l’usine EDF. Le linéaire total à endiguer est de 530m. Afin d’éviter un refoulement des eaux de la Romanche par l’aval (Confluence) un ouvrage de type clapet monté sur un cadre béton sera réalisé au niveau de l’émissaire. Une protection en enrochement est nécessaire dans la partie aval de la digue sur un linéaire de 300m pour éviter l’érosion de cette dernière par l’écoulement vif des bras de la Romanche. La digue sera positionnée en retrait de 4 à 5m de la berge rive droite actuelle du ruisseau de manière à préserver une partie de la bande boisée existante ainsi que pour éviter la déstabilisation des berges du ruisseau du Lac Mort. Ce dernier étant positionné systématiquement en pied de versant, l’empiètement total de l’aménagement sur le lit majeur n’excédera pas 20m. La digue sera submersible pour des crues de fréquence vicennale et n’aura donc pas d’incidence sur les niveaux en crue centennale. Le faible empiètement de l’aménagement ne réduira pas sensiblement l’espace de mobilité historique. La fermeture aval de la digue s’effectuera en aval immédiat de la prise d’eau du Sierg.

Les travaux étaient prévus en parallèle des travaux du SYMBHI. Le calendrier exact n’est pas arrêté à ce jour. Plan de gestion coordonnée sur l’Ile Falcon : site retenu pour la réalisation des mesures compensatoires communes à la déviation routière de la RD1091 dans la traversée des Ruines et au projet Gavet d’EDF. Ces travaux seront engagés à la fin des travaux de la déviation routière.

Ch3. Points de connexion Siadi/Saco.

Présentation du réseau intercommunal de la Métro.

La carte du réseau intercommunal de transit de la Métro.

Pour la présente étude, le point d’entrée des effluents sur le territoire de la METRO se situerait au niveau de la commune de Pont de Claix, au point de raccordement du collecteur intercommunal du Siadi.

 

 

 

Recherche des points d'accès au réseau Siadi.

La carte du réseau intercommunal de transit du Siadi.

Compte tenu de la position du regard à l’amont de la station de refoulement de Séchilienne, il apparaît 2 points de raccordement possibles pour le nouveau réseau de transit d’assainissement. Sur la commune de Saint-Pierre-de-Mésage : en rive gauche de la Romanche, au niveau de la tête de réseau Ø350 en amiante ciment sur le hameau du Pont, sur le regard Y020 (Fe= 291,88 m), le réseau passant sous la route départementale D101A descendant de Laffrey, étant trop haut en altitude pour un raccordement gravitaire. Sur la commune de Vizille : sur le réseau Ø400 Béton âme tôle, passant sous la route d’Uriage (RD 524), après le Château, au niveau du regard VZ0380 (Fe=278,88 m) ; au Péage de Vizille, sur un futur collecteur pour l’instant communal, dont les travaux de raccordement sur le collecteur SIADI rue Jean Jaurès, à Vizille, démarrent à partir de mai 2013. Le fil d’eau futur au Péage est de 291,70 m.

Concernant la rive droite : si la solution de raccordement au Péage devait aboutir, il serait nécessaire de renforcer le collecteur communal actuellement prévu en Ø200 Fonte ; la solution de raccordement route de Vaulnaveys n’a aucun intérêt économique (tracé de 2 km alors que la commune de Vizille crée un réseau rue Aristide Briand, topographie chaotique, franchissement du canal le long de la route de Vaulnaveys).

Ch4. Dimensionnement sommaire des ouvrages.

Les populations concernées. Les hypothèses de dimensionnement sont issues du document d’incidence et d’impact du système d’assainissement de la Basse Romanche (résumé non technique et présentation du projet p20). Elles sont présentées ci-après et ont été confirmées par les représentants du SACO au démarrage de l’étude :

Hypothèses de dimensionnement à l'horizon 2015 Population raccordée Basse saison Population raccordée Haute saison
La Morte    150 5 500
Saint-Barthélémy-de-Séchilienne    850    900
Séchilienne 1 500 1 500
Livet-et-Gavet 1 500 1 500
TOTAL 4 000 EH 9 400EH

Les charges polluantes. L’évaluation des charges polluantes à traiter a été réalisée sur la base des ratios suivants :

Paramètres Ration en g par EH
MES 90
DBO5 60
DCO 100
Matières azotées 15
Matières phosphorées 4

Les charges polluantes journalières à traiter sont donc les suivantes :

Hypothèses de dimensionnement à l'horizon 2015 Basse saison (4 000 EH) Haute saison (9 400EH)
MES 360kg 846kg
DBO5 240kg 564kg
DCO 400kg 940kg
NTK 60kg 141kg
Ptot 16kg 37,6kg

Charges hydrauliques. L’évaluation des charges hydrauliques théoriques à l’aval du réseau de transit a été réalisée par SOGREAH Consultants et sont regroupées dans le tableau ci-dessous :

Hypothèses de dimensionnement à l'horizon 2015 Basse saision (4 000EH) Haute saison  (9 400EH)
Volume / 24h 600m3/j 1410m3/j
Débit moyen 25m3/j 59m3/j
débit de pointe 74,5m3/j 158m3/j

Dimensionnement du collecteur de transit. Cas n° 1. La capacité hydraulique de la canalisation est déterminée par la formule de Manning-Strickler en fonction des différents paramètres : avec prise en compte uniquement du transit des effluents Basse Romanche. Q = K S Rh2/3 i1/2. Avec :

  • Q : ici débit maximal à transiter 158 m3/h, soit 44 l/s
  • Rh : rayon hydraulique
  • K : Rugosité du matériau – considérée lisse (type fonte) – coefficient de rugosité = 70
  • i : Pente minimale du projet prise à 5 mm/m

Compte tenu de l’estimation des charges hydrauliques figurant au paragraphe §4.3. (prise en compte du débit de pointe en haute saison), le calcul conduit au dimensionnement d’un collecteur de : diamètre : 300 mm qui permet de transiter plus de 60 l/s, soit plus de 200 m3/h.

Dans le cas n°2, avec surdimensionnement pour un transit des effluents Basse Romanche via le réseau EU (Eaux usées) projeté rue Arsitide-Briand à Vizille. Le calcul est mené pour le tronçon compris le carrefour rue A. Briand / RD1091 et le raccordement du collecteur communal de Vizille prévu au carrefour rue Jean-Jaurès sur le réseau du Siadi. Le collecteur projeté sur ce tronçon est actuellement dimensionné en Ø200 pour permettre le transit des effluents des abonnés de la rue A. Briand et à terme du secteur de la Gâche, soit un débit de pointe de 25 l/s ou 90 m3/h, valeur très sécuritaire par rapport au débit de pointe mesuré au poste de relevage du Péage lors de l’étude diagnostic (qui représente la moitié du volume qui transitera par ce réseau à terme) égal à 16 m3/h. Il convient donc d’adopter un diamètre de : 400 mm pour le transit des effluents de la Basse Romanche via le réseau EU projeté rue A. Briand à Vizille.

Ch5. Présentation des différents scénarios étudiés.

Le principe de ces différents fuseaux d’étude représenté sur une vue aérienne.

Les différents fuseaux d'étude. Il ressort de l’analyse des contraintes que 3 fuseaux d’étude sont possibles : le tracé entièrement sous rive gauche raccordement sur le collecteur SIADI à Saint-Pierre-de-Mésage ; le tracé entièrement sous rive droite avec raccordement au Péage de Vizille sur le futur collecteur communal ; et le tracé alternatif rive gauche / rive droite avec une 1ère partie du tracé en rive gauche dans la traversée des Ruines de Séchilienne puis passage en rive droite au niveau du pont sur la déviation de la RD 1091 pour reprendre le tracé aval défini en solution n°2. Le raccordement est au Péage de Vizille sur le futur collecteur communal.

La solution n°1. Rive gauche.

Le principe de ces différents fuseaux d’étude représenté sur une vue aérienne (en rouge, la solution n°1).

Solution n°1. Tracé entièrement sous rive gauche avec raccordement à Saint-Pierre-de-mésage. Le tracé est prévu entièrement sous rive gauche en utilisant la galerie de reconnaissance existante dans la traversée des Ruines de Séchilienne. Les différents tronçons sont décrits ci-après :

  • Liaison SACO – Galerie de reconnaissance : 700 ml de réseau sous chemin ; 100 ml en encorbellement sur le pont métallique de la RD1091.
  • Passage dans la galerie de reconnaissance : 1950 ml en appui sur la paroi à environ 70 cm du radier ;
  • De la galerie de reconnaissance au début de la future digue du Lac Mort : 670 ml sous chemin empierré ou goudronné ;
  • De la future digue du Lac Mort à l’aval du PPI SIERG : 1610 ml en galerie technique ;
  • De l’aval du PPI au Pont de St Pierre de Mésage : 40 ml sous voirie ; 510 ml sous piste à créer ; 25 ml en encorbellement sur le soutènement des habitations ;
  • Du pont jusqu’au réseau SIADI existant : 300 ml sous voirie ; 120 ml sous berge existante.

Cette solution représente un linéaire global de 6 000 ml.

Les avantages : 

  • Pas d’ouvrage hydraulique en traversée de la Romanche avec un passage en encorbellement sur l’ouvrage d’art de la RD1091 existant ;
  • La galerie de reconnaissance est existante, globalement en bon état et de dimensions suffisantes pour permettre les travaux de pose de réseau EU. Elle permet de rendre accessible le réseau d’assainissement sur presque 2000 ml, même après éboulement des ruines de Séchilienne ;
  • Peu ou pas d’interaction avec les travaux de déviation de la RD 1091 dans le secteur des Ruines ;

Les inconvénients et les contraintes :

  • Liaison SACO – Galerie de reconnaissance : à l’amont du raccordement sur la galerie, présence d’une surprofondeur locale de 3 à 4 m ;
  • Entre la sortie de la galerie et les abords de la centrale hydroélectrique du Lac Mort, le tracé rencontre différents obstacles : passage d’une butte et d’un canal busé, reprofilage du chemin existant nécessaire et franchissement du canal de décharge de l’usine EDF ;
  • Nécessité de coordonner les travaux avec EDF et le SIERG pour le passage dans la nouvelle digue du Lac Mort ;
  • La contrainte majeure de cette solution réside dans la traversée d’une longueur importante du PPR du captage de Jouchy avec longement du PPI. A ce stade de l’étude, il n’y a pas eu de désignation d’un hydrogéologue agréé. Les mesures de protection à mettre en œuvre seront donc à confirmer après avis de l’hydrogéologue agréé. Il a été proposé pour garantir une protection optimale contre le risque de pollution le passage du collecteur en galerie visitable (Ø2000 en 1ère approche) en zone PPR.
  • Dans cette zone, le calage du réseau est à environ 2,50 m de profondeur avec croisement des conduites d’adduction principales (Ø800 et Ø1000) du SIERG, ainsi que du busage du ruisseau Ø1200. Le profil reste à confirmer après réalisation des sondages sur les conduites du SIERG ;
  • Nécessité de traverser une zone naturelle pour longer la butte rocheuse de Jouchy, à l’aval, le plus simple étant de créer une piste en remblai sur 5 ml de large ;
  • Surprofondeur ponctuelle au niveau du hameau du Pont au raccordement à l’entrée du pont ;
  • Foncier à étudier sur la partie aval du tracé du réseau : passage en domaine privé pour le raccordement sur le réseau SIADI. Possibilité éventuelle de passer soit en parallèle, soit place pour place par rapport à l’antenne communale si la servitude était compliquée ;
  • Raccordement à proximité de la berge avec traversée d’un ouvrage SYMBHI projeté.

Solution n°2. Rive droite.

Le principe de ces différents fuseaux d’étude représenté sur une vue aérienne (en jaune la solution n°2).

Solution n° 2. Tracé entièrement sous rive droite avec raccordement au Péage-de-Vizile. Le tracé est prévu entièrement sous rive droite en utilisant un microtunnelier pour la traversée des Ruines de Séchilienne. Les différents tronçons sont décrits ci-après :

  • Liaison SACO – Microtunnelier : 780 ml de réseau sous chemin ou ancienne voirie ;
  • Microtunnelier dans la traversée des Ruines : 850 ml dans une galerie Ø2000 ;
  • Du microtunnelier au canal EDF du Péage : 430 ml sous ancienne RD à forte profondeur à la sortie du microtunnelier (environ 4,0 m) et à faible pente (5 mm/m) pour remonter rapidement le profil du réseau ; 2490 ml sous RD1091 existante
  • Passage du canal EDF : 20 ml en encorbellement à la place du collecteur communal existant ;
  • Du canal EDF au réseau communal à créer jusqu’au Péage de Vizille : 460 ml sous RD existante.

Cette solution représente un linéaire global de 5 000 ml.

Les avantages :

  • Ouvrage visitable : contrôle possible du réseau après éboulement des ruines de Séchilienne (réparation possible) ;
  • Travaux sécurisés par rapport à la traversée des ruines de Séchilienne ;
  • Pas d’ouvrages hydrauliques sur le tracé
  • Pas d’interaction avec les travaux de déviation de la RD 1091 au niveau des ruines de Séchilienne ;
  • Tracé du réseau le plus court pour le raccordement sur le Péage de Vizille.

Les inconvénients et les contraintes :

  • Confirmation de la DDT de l’interdiction de travaux dans l’enceinte du périmètre d’éboulement donc pas de puits intermédiaire possible ;
  • Diamètre du microtunnelier Ø2000 imposé par la longueur du tir ;
  • Travaux de protection à prévoir sous l’ancienne RD (chute de pierres) ;
  • Coût élevé des réfections de tranchées sous RD ;
  • Passages de la tranchée avec présence de rocher très probable ;
  • Positionnement du réseau au dessus du NPHE du canal EDF à prévoir ;
  • Interaction avec les travaux de déviation de la RD 1091 au niveau du Péage de Vizille ;
  • Nécessite une augmentation du diamètre du réseau (Ø400) sur la rue Aristide Briand (soit un linéaire de 2 km).

Description du projet en solution variante. La variante porte sur le passage du collecteur sous le futur chemin piétons prévu le long de la déviation de la RD1091, au niveau des travaux de renforcement de la digue sur le Péage de Vizille, au lieu de longer la RD1091. Les différents tronçons sont décrits ci-après :

  • Liaison SACO – départ future digue SYMBHI : 780 ml de réseau sous chemin ou ancienne voirie ; 850 ml dans une galerie Ø2000 ; 430 ml sous ancienne RD à forte profondeur à la sortie du microtunnelier (environ 4,0 m) et à faible pente (5 mm/m) pour remonter rapidement le profil du réseau ; 1410 ml sous RD1091 existante ;
  • Passage sous future digue SYMBHI : 1110 ml sous la future digue ;
  • Liaison jusque RD1091 : 70 ml sous différents espaces ;
  • Passage du canal EDF : 20 ml en encorbellement à la place du collecteur communal existant ;
  • Du canal EDF au réseau communal à créer jusqu’au Péage de Vizille : 460 ml sous RD existante

Cette solution représente un linéaire global de 5 100 ml.

Les avantages sont identiques à la solution de base avec un intérêt financier du fait d’un coût de tranchée beaucoup moins élevé avec le passage sous digue par rapport à celui sous la RD1091, malgré l’allongement de 100 m.

Les inconvénients et les contraintes : les contraintes sont comparables, compte tenu qu’il reste encore un linéaire important du tracé en longement ou sous la RD1091. Par ailleurs, il existe des contraintes supplémentaires dues au passage sous la future digue SYMBHI : nécessité de planifier les travaux avec le SYMBHI ; Croisement du réseau principal d’adduction du SIERG à deux reprises dans ce tracé. Nombreux autres réseaux à croiser au niveau de la digue existante vers la déchetterie du Péage.

Solution n°3. Rive gauche / rive droite.

Le principe de ces différents fuseaux d’étude représenté sur une vue aérienne (en pointillé la solution n°3).

Solution n°3. Scénario alternatif dit rive gauche / rive droite avec raccordement au Péage-de-Vizille. Le tracé est prévu en rive gauche dans la traversée des Ruines de Séchilienne via la création d’un microtunnelier beaucoup plus court que sur la solution n°2, puis traversée de la Romanche en encorbellement sur le pont de la déviation de la RD1091 à l’aval des Ruines,  pour reprendre ensuite un tracé aval identique à celui de la solution n°2. Trois contraintes techniques majeures ont été identifiées : passage en limite intérieure de la zone d’éboulement des ruines de Séchilienne ; compte tenu de la topographie naturelle du site, passage en encorbellement du pont de la RD1091 à 4 m sous le tablier et 4 m au dessus du lit de la Romanche ; passage dans le tirant d’eau du futur ouvrage de décharge hydraulique du SYMBHI. Ces trois contraintes fortes ne seront pas acceptées par la DDT. Elles imposent donc de modifier le tracé et l’altimétrie du projet afin de satisfaire aux exigences de la DDT. Ainsi, il est envisagé de créer un microtunnelier pour sortir de l’emprise de la zone d’éboulement, passer sous l’éperon rocheux et sortir au niveau du projet de la future déviation du CG38 à une cote suffisante pour permettre un franchissement du pont de la RD1091 au niveau du tablier actuel. Les différents tronçons sont décrits ci-après :

  • Liaison SACO – future RD : 820 ml de réseau sous chemin ; 100 ml en encorbellement sur le pont métallique de la RD1091 ;
  • Microtunnelier dans la traversée des Ruines : 350 ml dans une galerie Ø2000 (1ère approche, à affiner en étude, un Ø1600 pourrait suffire) ;
  • Passage dans le talus de la future déviation : 625 ml dans le talus de la future RD1091 avec création d’une piste d’accès pour exploitation des ouvrages sur 300 ml environ en fonction de l’implantation altimétrique de l’ouvrage par rapport à la chaussée (voir schémas de principe ci-après ;
  • Passage du pont de la RD : 90 ml en encorbellement ;
  • Du pont de la RD1091 au canal EDF du Péage : 2490 ml sous RD1091 existante ;
  • Passage du canal EDF : 20 ml en encorbellement à la place du collecteur communal existant ;
  • Du canal EDF au réseau communal à créer jusqu’au Péage de Vizille : 460 ml sous RD existante

Cette solution représente un linéaire global de moins de 5 000 ml.

Profils types d'implantation de la conduite le long de la future route départementale (RD).

Zone en pied de talus avec création d’une piste parallèle à la RD.

Zone sous demi-chaussée de la RD.

 

 

La solution proposée permet de s’affranchir des contraintes que pourrait imposer la DDT car : le tracé évite la zone d’éboulement et est protégé car situé dans le massif montagneux ; le tracé traverse les 2 ouvrages hydrauliques au-dessus du tirant d’eau (dans le tablier des ouvrages). A noter également que cette solution nécessite également l’augmentation du diamètre du réseau communal projeté entre le Péage de Vizille et Vizille Centre (2000 m de Ø400).

Les avantages :

  • Travaux sécurisés par rapport à la traversée des ruines de Séchilienne, le tracé échappe à la zone d’éboulement du scénario 338 et s’enfonce dans le massif de Montfalcon, ce qui permet une protection totale de l’ouvrage projeté ;
  • Permet d’éviter la forte surprofondeur à la sortie du microtunnelier inévitable en solution n°2 ;
  • Permet d’éviter la réalisation de travaux dans l’enceinte du PPR et à proximité du PPI du SIERG 

Les inconvénients et les contraintes :

  • Travaux de microtunnelier impliquant un coût élevé ;
  • Interaction avec les travaux de déviation de la RD 1091 à discuter avec le Conseil Général pour une bonne coordination (une réunion avec le Conseil général est programmée le 25/04 pour aborder ce point) ;
  • Coût élevé des réfections de tranchées sous RD ;
  • Passages de la tranchée avec présence de rocher très probable ;
  • Positionnement du réseau au dessus du NPHE du canal usinier ;
  • Interaction avec les travaux de déviation de la RD 1091 au niveau du Péage de Vizille ;
  • Nécessite une augmentation du diamètre du réseau (Ø400) sur la rue Aristide Briand (soit un linéaire de 2 km).

Ch6. Chiffrage sommaire des travaux.

Dans ce chapitre, sont pris en compte les travaux à réaliser dans le cadre du présent projet et le cas échéant, la plus value induite par un raccordement sur le Péage-de-Vizille qui nécessiterait de surdimensionner le réseau communal rue A.-Briand pour permettre le transit des effluents de la Basse Romanche. Les détails estimatifs complets des travaux sont joints en annexe du présent dossier. Seuls apparaissent ci-après les récapitulatifs des travaux.

Solution n°1 dite Rive gauche. Raccordement sur Saint-Pierre-de-Mésage.

Total travaux HT 4 024 325,00€
Divers et imprévus 7%    281 702,75€
Total travaux HT 4 307 000,00€
TVA 19,6%    844 172,00€
Total travaux TTC arrondi à 5 151 000,00€

Solution n°2 dite Rive droite. Raccordement au Péage-de-Vizille avec un tracé longeant la RD1091.

Total travaux HT 6 939 490,00€
Divers et imprévus 7%    485 764,30€
Total travaux HT 7 426000,00€
TVA 19,6% 1 455 496,00€
Total travaux TTC arrondi à 8 881 000,00€

Solution variante. Raccordement au Péage-de-Vizille avec en variante un passage en partie sous digue Symbhi.

Total travaux HT 6 630 290,00€
Divers et imprévus 7%    464 120,30€
Total travaux HT 7 095 000,00€
TVA 19,6% 1 390 620,00€
Total travaux TTC arrondi à 8 486 000,00€

Solution n°3. Alternative dite Rive gauche / rive droite.

Total travaux HT 4 329 555,00€
Divers et imprévus 7%    303 068,85€
Total travaux HT 4 633 000,00€
TVA 19,6%    908 068,00€
Total travaux TTC arrondi à 5 541 000,00€

A noter par ailleurs que le coût pourrait être diminué de 300 K€ si on envisage d’utiliser le tracé de la solution n°2 variante en prenant la future digue du SYMBHI.

Ch7. Comparatif technico économique.

Pour la synthèse économique, au vu des chiffrages sommaires, il ressort que la solution n°2, par microtunnelier à créer en rive droite, n’est pas économiquement envisageable. La contrainte technique relative à l’importante longueur du microtunnelier pèse lourdement sur le bilan économique de cette solution. La proposition d’un tracé variante sur la partie aval au niveau du Péage n’apporte pas une économie substantielle au vu du coût global supérieur à 7 000 000 € HT. Seules, les solutions n°1 et n°3 apparaissent viables avec une fourchette de coût entre 4 et 5 000 000 € HT.

Tableau présentent le comparatif économique des trois solutions:

Solution Caractéristiques Avantages inconvénients
N°1. Rive gauche

6km de réseau.

4 307 000€HT.

Son coût. 60% du linéaire en galerie dont 70% à l'amont des captages du Sierg. Pas de franchissement de la Romanche. Pas d'impact des Ruines. Accord de l'Etat pour l'utilisation de la galerie. Accord de l'ARS pour les travaux dans le PPR.
N°2. Base Rive droite par RD

5km de réseau.

7 426 000€HT.

Pas de franchissement de la Romanche. Son coût. Travaux dans la zone des Ruines nécessitant un microtunnelier sur un linéaire important.
N°2. Variante Rive droite par digue Symbhi

5km de réseau.

7 095 000€HT.

Pas de franchissement de la Romanche. Son coût. Travaux dans la zone des Ruines nécessitant un microtunnelier sur un linéaire important. Phasage avec les travaux digue Symbhi.
N°3. Rive gauche / rive droite

5km de réseau.

4 633 000€HT

Son coût. Ruines peu impactantes. Accord de l'Etat pour passage dans les Ruines sauf si microtunnelier utilisé. Accord de l'Etat pour passage dans l'écoulement de la Romanche sauf si microtunnelier utilisé. Problème de phasage des travaux avec le Conseil général 38.

 

Approche des coûts d’exploitation et de l’impact sur le prix de l’eau.

Cette partie se borne à établir un comparatif financier entre d’une part, la solution d’assainissement par création d’une STEP à Livet-Gavet, et d’autre part, la solution d’assainissement gravitaire de la solution N°3 dite rive gauche / rive droite. Le calcul des charges financières au mètre cube d’eau produite prend en compte les paramètres suivants : les dépenses (coût des travaux), les recettes (subvention Conseil Général, subvention Agence de l’Eau), les charges de fonctionnement (frais énergétiques, autres frais, frais de personnels, frais liés au raccordement sur Aquapole) et les charges financières (amortissement, annuité d’emprunt. A noter que ce calcul, qui permet de comparer 2 solutions entre elles, ne comprend pas le coût d’exploitation du réseau SACO existant à ce jour. A noter également que les charges financières liées aux travaux ont été réparties de la manière suivante : Solution STEP (totalité à charge du SACO) et solution gravitaire N°3 (prise en charge des travaux par le SACO jusqu’en limite de compétence territoriale en limite de commune avec Vizille, soit 2 777 000 €HT ; le reste, soit 1 856 000 € est à financer par le SIADI et/ou le SACO et/ou le SIERG ; mêmes hypothèses de répartition pour l’amortissement).

L’étude économique a été réalisée sur les bases suivantes :

  • Subventions du Conseil Général : 0 %
  • Subventions de l’Agence de l’eau : 30 %
  • Frais liés à l’exploitation de la STEP : Coût réel STEP en exploitation
  • Curage de réseau : 1 €/ml avec fréquence annuelle
  • Amortissement des ouvrages (base M49) :
    • Génie civil : 30 ans
    • Equipements hydrauliques : 15 ans
    • Canalisations et petits ouvrages associés : 60 ans
  • Emprunt :
    • Montant : Dépenses totales – Recettes attendues
    • Durée : 30 ans
    • Taux : 3,0 %
  • Volume annuel épuré :
    • Base 7 mois BS / 5 mois HS........................................... 340 000 m3

Le tableau ci-dessous présente le résultat du comparatif financier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On constate que la solution gravitaire est économiquement plus intéressante car elle permet une économie annuelle de l’ordre de 150 000 € sur les charges financières du SACO.

Approche réglementaire vis-à-vis du décret n°2011-2019 du 29 décembre 2011 portant réforme des études d'impact des projets de travaux. Seuls sont soumis à étude d’impact les projets mentionnés en annexe à l’article R. 122-2 du code de l’environnement. L’ouvrage considéré appartient à la catégorie d’ouvrage n°32. Le projet est soumis à étude d’impact si le produit du Diamètre extérieur par la longueur est supérieur ou égal à 2000 m² ou si la longueur est supérieure à 5 km. Dans notre cas, le produit Ø x L est inférieur à 2000 (1655) et inférieur à 5000 m donc non soumis à étude d’impact obligatoire. Néanmoins le projet peut être soumis à la procédure du « cas par cas » en application de l’annexe III de la directive 85/337/CE (Décision DREAL en fonction de la sensibilité environnementale des milieux et l’incidence potentielle du projet).

Approche réglementaire vis-à-vis de la loi sur l'eau du 03 codifiée aux articles L210-1 et suivants du code de l'environnement : non concerné.

Ch8. Investigations complémentaires à réaliser.

Les investigations complémentaires à réaliser pour les trois solutions.

Solution n°1. Tracé dit Rive gauche avec raccordement à Saint-Pierre-de-Mésage :

  • Sollicitation de l’avis de l’hydrogéologue agréé : courrier de consultation à adresser à l’ARS concernant les mesures de protection à mettre en œuvre pour la traversée des périmètres de protection du captage de Jouchy.
  • Topographie complémentaire : levé topo à compléter sur amont / aval galerie de reconnaissance et à l’aval du captage de Jouchy.
  • Projet de travaux SYMBHI sur le chemin empierré à l’amont du captage de Jouchy : à faire préciser – piquets implantés en bordure du chemin.
  • Récupération des relevés piézos sur le secteur de Jouchy et à l’aval de la galerie.
  • DT à faire sur Saint-Pierre-de-Mésage.
  • Reconnaissance complète de la galerie.
  • Point sur le calendrier des travaux de la digue du Lac Mort.
  • Point foncier sur le hameau du Pont sur la partie terminale du tracé.

Solution n°2. Tracé dit Rive droite avec raccordement à Péage-de-Vizille :

 

  • Etude géotechnique d’avant-projet type G0 + G12 dans la traversée des Ruines pour les travaux de microtunnelier et de réseau.
  • Topographie complémentaire : levé topo à compléter sur le pont passant au-dessus du canal EDF au Péage.
  • Récupération des plans communaux sur le Péage de Vizille (reçu uniquement réseau AEP).
  • Définir les modalités de raccordement sur le collecteur au Péage de Vizille : problème de calendrier : décision rapide à prendre - avant l’été – compte tenu du démarrage de pose du collecteur communal sur Vizille ; surdimensionnement du collecteur : prise en charge financière ; passage d’un collecteur communal à un réseau intercommunal : investissement et exploitation.

Solution n°3. Tracé dit Rive gauche / rive droite :

  • Etude géotechnique d’avant-projet type G0 + G12 dans la traversée des Ruines pour les travaux de microtunnelier et de réseau ainsi que pour détection de la présence de rocher à faible profondeur sous RD1091, à l’aval du pont sur la Romanche. A noter cependant qu’une étude géotechnique complète (phase G2) a été réalisée par le CG38 dans la zone du tracé du microtunnelier projeté.
  • Topographie complémentaire : levé topo à compléter sur le pont passant au-dessus du canal EDF au Péage et sur le pont de la RD1091 à l’aval des Ruines.
  • Récupération des plans communaux sur le Péage de Vizille (reçu uniquement réseau AEP).
  • Solliciter l’accord écrit d’EDF pour le passage au-dessus du canal usinier du Péage-de-Vizille.
  • Recontacter le Conseil Général pour : tranchée sous RD1091 : confirmer les modalités d’intervention et de réfection ; préciser le calendrier des travaux de la déviation routière des Ruines ; récupérer l’étude complémentaire géotechnique lancée par le service maîtrise d’ouvrage suite à l’arrêt du chantier de la déviation.
  • Définir les modalités de raccordement sur le collecteur au Péage de Vizille : problème de calendrier : décision rapide à prendre - avant l’été – compte tenu du démarrage de pose du collecteur communal sur Vizille ; surdimensionnement du collecteur : prise en charge financière ; passage d’un collecteur communal à un réseau intercommunal : investissement et exploitation.

Ch9. La conclusion de l'étude.

Il ressort des éléments présentés dans ce dossier que les solutions n°1 dite rive gauche et n°3 dite rive gauche / rive droite sont économiquement beaucoup plus avantageuses pour la Collectivité. La solution n°2 avec plus de 7 000 000 € HT présente un coût beaucoup trop élevé pour être approfondie. Du point de vue des contraintes, la solution n°1 présente une contrainte très forte vis-à-vis des périmètres de protection du captage de Jouchy. Les propositions d’aménagement proposées restent conditionnées à l’avis de l’hydrogéologue agréé qui n’a pas été consulté à ce stade de l’étude. En terme de calendrier, cette solution impose donc un délai supplémentaire qui n’est pas défini. Par ailleurs, une concertation avec le SIERG et EDF est également nécessaire pour permettre la coordination des travaux au niveau de la digue de confortement du Lac Mort. 

La solution n°3 permet de satisfaire aux exigences de la DDT sur la protection des travailleurs dans la zone des Ruines de Séchilienne et assure l’accès au réseau par la galerie visitable. Le tracé dans la zone des Ruines hors microtunnelier vient s’appuyer contre les remblais de la future déviation. Il n’impacte pas la zone d’aménagement des mesures compensatrices de l’Ile Falcon. Il existe donc deux solutions pour raccorder « gravitairement » la Basse Romanche à Aquapôle. 

Compte tenu des incertitudes actuelles sur les mesures attendues au niveau de la protection du PPR de Jouchy, tant en phase chantier que sur le programme d’assainissement, seule la solution n°3 dite rive gauche / rive droite permet à la Collectivité de répondre en terme financier, technique et programmatoire à la réalisation d’un transit gravitaire des effluents de la Basse Romanche sur le Péage de Vizille. 

En conclusion, nous proposons à la CLE de retenir la solution n°3 dite rive gauche / rive droite pour la 2ème phase de l’Avant-Projet Détaillé.

Etabli à Vif, le 22 avril 2013 par Christine Cambon.

Signez et faites signer la pétition en ligne :

Sauvons l'eau naturellement pure du Sierg. Non ! à la Step de Gavet !

Le Sierg : l'eau naturellement pure !

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